Tous les articles par Christiane Josseaux

Village des Associations de Saintes .

Comme tous les ans la SahCM tient un stand afin de présenter au public l’ensemble de ses activités, conférences, recherches, publications…

Les bénévoles de l’Atelier de taille de pierre seront également présents pour des démonstrations de sculpture.

Cette année, il sera possible de faire une expérience immersive dans les aqueducs antiques de Saintes avec des casques de réalité virtuelle , grâce au travail de numérisation mené par Vincent Miailhe archéo-topographe depuis 2020.

Le stand de la Société se trouve à côté de l’entrée nord du jardin public ( côté passerelle)

Des nouveautés sur les aqueducs de « Mediolanum ».

Cet été , les archéologues Vincent Miailhe et Ludovic Hericotte en photo ci-dessus, ont réalisé une étude du bâti sur plusieurs portions de la galerie de l’aqueduc antique de Saintes , sur la commune de Fontcouverte(17). L’objectif était de mieux comprendre le mode de construction et de phaser les aménagements successifs . Ce travail réalisé en deux étapes début juin et fin juillet, a été réalisé en partenariat avec la SahCM qui s’est chargée de la logistique. Les résultats permettront d’actualiser les connaissances sur les aqueducs et viendront compléter le discours de médiation de nos bénévoles lors des visites que nous proposons pendant les journées de l’archéologie et du patrimoine.

Jean-Louis Hillairet, Vincent Miailhe et Ludovic Hericotte au travail à Fontcouverte

Conférence : « Les origines de Mediolanum »

Par Bernard Petit, professeur agrégé d’histoire, spécialiste du peuple Santon et Jean-Louis Hillairet, archéologue retraité de l’INRAP.

L’archéologie aérienne a permis de porter à notre connaissance de nombreux vestiges jusqu’ alors insoupçonnés de tous les historiens et archéologues qui se sont intéressés à Mediolanum, y compris L. Maurin qui, au moment où il écrivit sa thèse sur Saintes Antique (Maurin 1978: 27), n’avait à sa disposition qu’une seule nécropole protohistorique située à la limite de la commune.

L’apport des photographies aériennes effectuées par J.Dassié et J.-L. Hillairet n’est pas à négliger. Sur le territoire de la commune de Saintes, de nombreux sites ont été répertoriés et entre autres , deux camps néolithiques, pas moins de sept nécropoles protohistoriques, de nombreux autres vestiges protohistoriques et un vaste sanctuaire de la même époque.

L’archéologie semble donc percevoir une occupation humaine relativement dense sur la commune de Saintes depuis le Néolithique final jusqu’à l’époque romaine. Nous aurons l’occasion de nous interroger sur les raisons de cette présence bien avant l’apogée du Ier siècle après J.-C. Quels rôles ont pu jouer les différents sites? Comment l’évolution du réseau hydrographique pouvait-elle déterminer le choix de ces sites? Comment pouvaient-ils s’insérer dans un cadre plus vaste à l’échelle régionale au néolithique final, aux âges du Bronze, puis du Fer? Durant le demi-siècle qui précède l’arrivée de César en Gaule, Saintes a-t-elle pu constituer la principale agglomération des Santons? Quels indices permettent de trancher entre Saintes et Pons pour la fonction de capitale politique pour cette époque ? Quelles logiques ont présidé au choix de Saintes comme capitale de la civitas santonensis , puis de la nouvelle province d’Aquitania ? Pourquoi Mediolanum Santonum a-t-elle perdu assez tôt cette fonction de capitale de l’une des quatre grandes provinces romaines de Gaule?

Lors de cette conférence , les intervenants essaieront de montrer que l’archéologie et l’histoire peuvent apporter un regard différents et ils essaieront de peser aussi les nombreuses données issues de domaines scientifiques divers ( anthropologie, numismatique, linguistique, philologie, géologie, hydrologie,…) nécessaire à une compréhension renouvelée de ce problème. 

Vendredi 21 juin 2024 à 18h30, auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes.

Entrée gratuite, participation libre.

info@sahcm 05 46 74 67 75

 

Journées Européennes de l’Archéologie

Samedi 15 juin de 10h à 12h et de 14h à 17h 

Les bénévoles de la SahCM seront au Trou n°3 du parcours du golf Louis Rouyer Guillet à Fontcouverte ( suivre le fléchage de la route du golf.

Ils vous feront découvrir un puits de construction de l’aqueduc antique de Saintes ( Mediolanum).

Une nacelle vous permettra de descendre dans ce puits et d’accéder à une portion d’une galerie dans laquelle circulait l’eau qui alimentait les fontaines publiques et le thermes de la ville dans l’antiquité, long de 17 km , cet aqueduc traverse les communes de Le Douhet, Vénérand, Fontcouverte et Saintes. Il est le seul aqueduc classé Monument Historique sur la totalité de son parcours. Les bénévoles de la SahCM vous accueillent et vous expliquent son parcours, ses aménagements son fonctionnement.

                                                       La galerie du puits de construction de l’aqueduc à Fontcouverte

Dimanche 16 juin de 14h à 18h :

Découverte d’une des sources des aqueducs antiques de Saintes : la Grand-Font .

RDV source de la Grand-Font au DOUHET

Vous découvrirez la source , un ouvrage d’art permettant le captage d’une rivière souterraine qui alimentait l’aqueduc acheminant l’eau jusqu’à Mediolanum.  Son puits de 13 m, une galerie souterraine , un escalier monumental et d’autres éléments d’architecture indiquant qu’il s’agissait d’une source sanctuaire.


Info@sahcm     05 46 74 67 75

Assemblée Générale de la SahCM

Auditorium de la salle Saintonge , rue Chapsal, à Saintes 

14h  Début des émargements, renouvellement de l’adhésion pour l’année 2024 ( 30€ par chèque , CB ou en espèces, hors sculpture sur pierre). Remise du bulletin n°50 accompagné de la carte d’adhérent 2024.

15h  Communication de Bruno Dufaÿ concernant les recherches sur l’ancien pont de Saintes dans le cadre du groupe de recherche sur les monuments disparus, de Danie Picot sur la bibliothèque de la SahCM et de Romain Charrier sur le projet d’inventaire des fonds de la SahCM.

15h30 Ordre du jour de l’Assemblée Générale ordinaire 

  • Rapport moral et rapport d’activités 2023- vote.
  • Rapport financier 2023-vote.
  • Election d’un nouveau membre au conseil d’administration et renouvellement du tiers sortant- vote.
  • Perspectives 2024.
  • Questions diverses.
  • 18h Pot de l’amitié                                                

                                                                                            Romain Charrier 

                                                                                        Président de la SahCM

Conférence : « L’Aquitaine aux temps des Vikings »

Conférence animée par Pierre Lemaître, Président de l’ASSA Barzan et Jean-François Mariotti, archéologue subaquatique et sous-marin, membre de l’ AREPMAREF, responsable des opérations subaquatiques programmées sur le site de Taillebourg.

La société scandinave alto- médiévale est souvent présentée à travers les expéditions commerciales, parfois interlopes , devenant razzias, incendies , pillages voire meurtres, ainsi que par la quête de richesse qui seront mises au service d’ambitions politiques. Nous verrons que le phénomène viking ne se limite pas aux actions de pillards sanguinaires telles que nous les présentent les sources contemporaines. Certains d’entre eux s’établiront dans des régions marquées par l’absence de pouvoir fort.

Des rivages nord- américains à l’Oural ces premières colonies jetteront les bases de nouveaux état plus ou moins intégrés ou éphémères mais dont les effets sont encore aujourd’hui bien présents dans nos institutions. Alors que l’empire hérité de Charlemagne se trouve dans la tourmente au milieu du IXe siècle, qu’en est-il de la Francie et, plus particulièrement, de l’Aquitaine carolingienne ? Les chroniques rédigées par des clercs ou religieux ont-elles exagéré les prédations subies durant près de deux siècles ? Une relecture des sources et une réévaluation des données issues de l’archéologie permettent d’éliminer beaucoup d’idées reçues. Y-a-t-il eu des implantations durables de bandes de vikings en Aquitaine ou bien seulement quelques bases , relais d’expéditions plus lointaines ? L’archéologie ne parvient pas, faute de traces matérielles, à étayer la présence d’établissements pérennes sur le territoire français.

En l’état de la question, les intervenants ne sauraient revendiquer l’apport d’une d’une nouvelle réflexion sur les interactions entre le monde scandinave et un royaume d’Aquitaine aux frontières très diffuses mais , plus modestement, dresser l’inventaire des lacunes et proposer des axes de recherches, notamment autour du fleuve Charente;

Rendez-vous vendredi 12 avril à 18h30, auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes. Entrée gratuite , participation libre.

Renseignements: Romain Charrier- Président de la SahCM- 06 77 96 61 52

Conférence : « Maisons des bords de mer, modernité et régionalisme en Charente-Maritime, 1945-1980 ».

Conférence animée par Gilles Ragot, professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université de Bordeaux- Montaigne.

Au cours des Trente Glorieuses, l’émergence de la civilisation des loisirs voit se démocratiser les vacances, auparavant réservées à une frange aisée de la société. Cette profonde mutation invite les architectes, mais aussi les entrepreneurs concepteurs à réinventer la résidence balnéaire qui, de villa cossue, devient une maison de vacances accessible au plus grand nombre.

Le littoral de Charente-Maritime se révèle un riche territoire d’expérimentation , d’autant plus que la guerre a fait table rase de vastes secteurs de villégiatures à Royan et dans les communes limitrophes. L’architecture moderne y fait une entrée remarquée et renouvelle les codes de la villa de bord de mer, dont témoignent certains ouvrages exceptionnels. Le régionalisme paradoxalement importé du sud-ouest basco landais au cours des années vingt, livre également encore quelques réalisations de qualité. Toutefois, ici comme ailleurs sur tout le territoire, l’enjeu est quantitatif et la conception de la nouvelle villa balnéaire n’échappe pas à la réflexion plus large sur la production de la maison individuelle dont rêvent les français.

S’appuyant sur les réalisations les plus exemplaires et remarquables d’un corpus de 12 000 maisons identifiées dans les communes du littoral de Charente maritime, cette intervention retrace l’évolution de la villa balnéaire en simple maison de bord de mer de la Reconstruction au tournant des année quatre-vingt.

Gilles Ragot a dirigé le Centre d’Archives d’Architecture du XXe Siècle, l’architecture moderne et sa patrimonialisation. Il a été le principal rédacteur du dossier de candidature de l’œuvre de Le Corbusier sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Vendredi 8 mars 2024 à 18h30

Auditorium de la salle Saintonge , rue Chapsal à Saintes

Entrée et participation libre.

Conférence : La femme dans la Saintonge Romaine .

Conférence animée par Philippe Duprat, président de la Société de Géographie de Rochefort.

Qu’en est-il du sort de la femme dans le territoire Gallo-Romain des Santons qui recouvre à peu près la Charente-Maritime . L’archéologie apporte des réponses nouvelles à cette question délicate.

A priori considérée comme une éternelle mineure sur le plan juridique , dans un ordre social dominé par le pouvoir masculin, la femme Gallo-Romaine, loin d’être une invisible fantomatique, use pleinement de droits insoupçonnés du haut en bas de l’échelle sociale.

L’érotisme dans la sculpture romane du XIIe siècle

La vendredi 16 février 2024, s’est tenue la conférence de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime intitulée «  Erotisme dans la sculpture romane du XIIe siècle« , animée par Jean-Marie Sicard.

Cette conférence, réalisée à partir de photographies de l’auteur, s’est proposée d’interroger des sculptures de l’âge roman au contenu « érotique », ornant modillons et chapiteaux d’églises sur les principales voies de pèlerinage vers Compostelle, tant en France qu’en Espagne.

Le sculpteur roman du XIIe siècle s’adresse à un peuple de paysans et d’artisans le plus souvent analphabètes, dont la vie morale et spirituelle est gérée par un clergé éduqué s’appuyant sur des textes bibliques ou canoniques établis par l’église catholique. A partir de la « chute » d’Adam et Eve, la notion de culpabilité sera présentée sous toutes les formes liées à la sexualité dans la représentation de la « luxure ».

Si les grands chapiteaux à l’intérieur des édifices permettent de décrire avec force détail des épisodes bibliques, les modillons de petite taille situés à l’extérieur illustrent avec une fantaisie et une verve gaillarde des situations « érotiques » que nos yeux contemporains pourraient qualifier à tort d’obscènes.

Toutes ces sculptures étaient commanditées par et pour l’ordre en place. Quel bénéfice pouvait tirer l’institution de l’église de la monstration d’images de transgression sans en faire l’apologie ?

Jean-Marie Sicard est retraité de l’Education Nationale, professeur de photographie en BTS. Passionné d’art roman, il enrichit depuis plus de quarante ans son corpus photographique, cernant son approche sur des thèmes particuliers recueillis au cours des quelques 4 000 kms parcourus sur les voies menant à Compostelle. Il a réalisé un grand nombre de photographies de l’ouvrage « Les chemins de Compostelle en Charente », publié par les Editions Sud-Ouest en 2010.

Renseignements : Jean-Marie Sicard – troisdemi@msn.com

Pour aller plus loin : https://www.jean-marie-sicard.fr/erotisme-dans-la-sculpture-romane-du-12eme-siecle

Conférence : Les Rivages de l’Aunis au temps des dinosaures

Le vendredi 12 janvier 2024, la SahCM a proposé à ses adhérents une conférence intitulée « Les rivages de l’Aunis au temps des dinosaures ». Elle était animée par Éric Dépré, Pierre Miramand et Thierry Bouyer de l’AHGPA, l’Association d’histoire et Géographie en Pays d’Aunis.

Cette présentation nous invitait à la découverte des fossiles de notre région. Les conférenciers nous ont guidé lors d’un passionnant voyage temporel de plus de 150 millions d’années. Pendant cette période, les fossiles étudiés par les paléontologues amateurs et professionnels indiquent que notre région était recouverte par une mer chaude peu profonde qui, au Jurassique supérieur, va abriter de florissants récifs coralliens. Au Crétacé, ils nous révèlent, qu’après une période de 35 millions d’années d’exondation, qui a vu le développement de forêts de conifères peuplées de dinosaures dans lesquelles les premières plantes à fleurs apparaissent, l’Aunis a été à nouveau envahie par la mer, il y a environ 100 millions d’années, avant qu’elle ne soit définitivement exondée, 25 millions d’années plus tard. Ce n’est qu’au cours des derniers 75 millions d’années que notre région va acquérir progressivement sa géographie actuelle.

Après avoir montré quelques exemples de fossiles qui peuvent être assimilés à de véritables objets d’art, souvent bien cachés dans les roches qui les renferment, nous avons suivi, grâce à un film co-réalisé avec Léon Damour, Alcide d’Orbigny à la découverte de l’étonnante richesse paléontologique que recèlent nos affleurements. D’Orbigny et les fossiles de l’Aunis ont été également évoqués au travers de la présentation d’un fascicule co-écrit par les conférenciers.

La présentation s’est terminée par une exposition de quelques fossiles emblématiques de notre région qui ont permis un riche échange avec les auditeurs.   

Pour aller plus loin : « Paléontologie de l’Aunis, sur les traces d’Alcide d’Orbigny », un ouvrage exceptionnel réalisé par nos conférenciers Eric Depré et Pierre Miramand, avec l’aide et les précieuses compétences de Thierry Bouyer. Un travail de références sur la géologie, la géographie, les fossiles et minéraux de l’Aunis. Il est en vente 20€ à la SahCM