Conférence: « Enquête sur les origines de la domination masculine ».

Depuis quelques années, les femmes préhistoriques suscitent un intérêt inédit de la part du grand public et des médias. Cet intérêt résonne avec les débats contemporains sur la place des femmes, sur le chemin parcouru et celui qui reste à accomplir pour atteindre l’égalité des sexes. Pour la préhistoire, l’enjeu est d’identifier quand et comment le patriarcat a émergé, de repérer d’éventuels points de bascule et, ce faisant , de connaître notre passé pour mieux agir sur le présent. Préoccupation politique et progrès de la connaissance se rejoignent ainsi et s’enrichissent mutuellement.

Dès lors, une question s’impose avec acuité : la domination masculine existait- elle à la préhistoire ? Si oui, depuis quand et sous quelles formes ? Longtemps, les réponses apportées ont reposé sur des représentations largement influencées par les sociétés contemporaines, faisant tour à tour des femmes préhistoriques des êtres dominés et passifs, des figures d’un supposé matriarcat originel ou encore des Working women. Aujourd’hui, le renouvellement des méthodes de l’archéologie permet, à partir des données disponibles, de tenter de restituer la place des femmes et, plus largement , les relations entre les sexes dans les sociétés préhistoriques.

ADN ancien, analyses isotopiques, anthropologie biologique, étude des sépultures, des traumatismes ou encore des marqueurs d’activité offrent désormais la possibilité de documenter différents aspects de la vie des individus préhistoriques : unions et systèmes de résidence, maternité, santé, alimentation, activités et division du travail, affichage du statut et du pouvoir, apprentissage du genre ou phénomènes de violence. Les résultats demeurent certes inégaux selon les périodes, les régions et les effectifs disponibles, mais ils permettent désormais d’esquisser une histoire des relations entre les sexes sur la longue durée.

En s’appuyant sur l’ensemble des ressources archéologiques accessibles pour une vaste zone- de l’océan Atlantique à l’Oural et du bassin arctique jusqu’à la Méditerranée-, on tentera de mettre en lumière les dynamiques fondamentales des relations entre les sexes, du Paléolithique moyen au Néolithique, et de dresser un état des connaissances sur la condition des femmes préhistoriques, dans une démarche résolument ancrée dans une réflexion sur le genre.

Anne Augereau est archéologue à l’Inrap. Néolithicienne, elle a dirigé de nombreux chantiers de fouille . Elle a notamment publié « Femmes Néolithiques ». Le genre dans les premières sociétés agricoles (CNRS Editions, 2021) et dirigé, avec Christophe Darmangeat. Aux origines du genre. Enjeux, méthodes et controverses ( PUF, 2022; rééd.augmentée 2026). Photo Claire Delfino

The Sleeping- Lady-2009

Conférence proposée par la SahCM le 18 Décembre 2026 – de 18h30 à 20h

Auditorium de la salle Saintonge – Rue Chapsal- Saintes

Entrée et participation libre

Présentation de l’ouvrage d’hommage à Jean Flouret.

Jean Flouret , Président de l’Académie des Belles-Lettres , a été un grand chercheur, érudit et passionné par l’histoire locale. En témoignent les nombreux livres et articles qu’il a publiés, notamment dans les revues des sociétés savantes qu’il animait. Ses amis ont souhaité , à travers une publication scientifique pérenne, lui rendre un hommage public. Vingt-deux chercheurs, universitaires et érudits , ont contribué à l’élaboration d’un volume d’hommage qui lui est consacré et qui sera présenté le 21 octobre prochain au Muséum d’histoire naturelle. La présentation sera suivie d’un débat sur le thème suivant : L’érudition a-t-elle encore un avenir ? avec la participation du professeur Didier Poton de Xaintrailles et de Marie-Anne Chabin, éditrice notamment des cahiers de doléances des Gilets Jaunes du département.

Colloque de la Fédération des Sociétés Savantes de Charente-Maritime.

La journée d’études, organisée par la Fédération des Sociétés Savantes de Charente-Maritime, à l’occasion de son assemblée générale, se tiendra le :

samedi 17 octobre 2026

à la Salle des Fêtes, rue de Bordeaux,

17230 MARANS

Les communications porteront principalement sur le thème du « Climat »

PROGRAMME :

 9 h 45 – 10 h 15 : Accueil et allocution de bienvenue de M. Laurent Galliot, maire de Marans ou de son représentant,

Première session : 10 h 15 – 11 h 00

10 h 15 – 10 h 35 : Patrice GIRAUDEAU : Ré, le Nordet et des coïncidences qui interrogent.

10h35-11h : Jacques BOUCARD : Quand la mer reprend ses droits, tempêtes et submersions marines.

11 h 00 – 11 h 15 : Débats sur les deux interventions précédentes, pause.

Deuxième session : 11 h 15 – 12 h 00

11 h 15 – 11 h 35 : Philippe LAFON : Les canicules passées et à venir dans l’île d’Oléron.

11 h 35 – 12 h 00 : Jean-Paul RENOUX : L’évolution du climat au travers des dates de moissons et de vendanges en Saintonge.

12 h 00 – 12 h 15 : Débats sur les deux interventions précédentes, pause.

12 h 30 -14 h 30 : Déjeuner

Troisième session : 14 h 30 – 15 h 10

14 h 30 – 14 h 50 : Jean-Marie AURADOU : Perception de l’influence des variations climatiques sur la santé au XVIIIe siècle. Une épidémie de charbon en 1782.

14 h 50 – 15 h 10 : Pascal EVEN : le feu aux quatre points de la généralité : les conséquences du grand hiver de 1709.

15 h 10 – 15 h 25 : Débats sur les deux interventions précédentes, pause.

Quatrième session : 15 h 25 – 15 h 45 

15 h 25 – 15 h 45 : Alain DALANCON : Acclimatation ou acclimatement : les relations entre colonisation et climat vues par les membres de la Société de géographie de Rochefort à la fin du XIXe siècle.

15 h 45 – 16 h 00 : Débats sur les deux interventions précédentes, pause.

16 h 15 – 17 h 00 – Pot offert par les Amis du Vieux Marans

17 h 00 – 18 h 00 : Assemblée générale annuelle statutaire de la Fédération des Sociétés savantes de la Charente-Maritime (délégués des associations fédérées).

Un repas est prévu au restaurant le Rev’ Goch – 85 quai Maréchal Joffre, à Marans

Inscription obligatoire auprès de Jacques Boucard : jacques.boucard@orange.fr

Programme – Menu

Conférence: L’Hôtel Pontard, dit Maison Henri II à la Rochelle.

La « Maison Henri II » date des années 1540/1550. Elle est l’oeuvre du procureur du Roi Hugues Pontard, ce huguenot dont le fils François maire de la Rochelle en 1567/1568, fait basculer la ville dans le camp protestant.

Aux côté de monogrammes et emblèmes royaux soulignant l’autorité de ce commanditaire éclairé, les colonnes « antiques », consoles à pattes de lion, frises classiques ou caissons à entrelacs sont d’une grande modernité dans ces années. D’autant plus que ce vocabulaire neuf au service d’une élévation exceptionnelle , puisque la « Maison Henri II n’est pas une maison !

Dans une présentation qui fera la part belle aux images et restitutions 3D, vous découvrirez les sources et influences prestigieuses de ces formes d’avant-garde, mises eu service d’une architecture theatrale sans équivalent connu dans l’histoire de la Renaissance française.

Richard Levesque , animera cette conférence. Historien de l’art, ancien conservateur des antiquités et objets d’art de la Vendée. Il a dirigé pendant vingt ans le Conservatoire du Patrimoine au sein du conseil général de Vendée. Spécialiste de l’architecture Renaissance, il s’est intéressé à ce titre au patrimoine de l’Aunis et de la Saintonge.

Féru d’informatique : un beau projet 3D vaut mieux parfois qu’un beau discours dit-il , on lui doit ainsi la modélisation de nombreux monuments dont la maison Henri II ( voir dans notre rubrique ‘Coup de Coeur).

Conférence les « Résultats archéologiques de l’étude du bâti et des travaux topographiques de l’aqueduc romain de Saintes-2020/2024 ».

En 2020, la Communauté d’agglomération de Saintes a lancé un projet de restauration sur un ouvrage d’art emblématique de l’aqueduc romain : le pont des Arcs situé à Fontcouverte. Dans le cadre de ces travaux de restauration, une modélisation numérique du pont a été réalisée par l’Inrap à la suite d’une prescription de la DRAC Nouvelle-Aquitaine. La Société d’archéologie de la Charente-Maritime a décidé de poursuivre ces travaux topographiques tridimensionnels en aval du pont, sur deux sections souterraines appartenant au tunnel « le Plantis des Neufs Puits » . Les relevés 3D se sont étalés sur trois campagnes, de 2021 à 2023, en associant des étudiants de fin d’année du BTS de géomètre du lycée de Sillac. L’ensemble de ces travaux a conduit à une conservation numérique tridimensionnelle d’une section, aérienne et souterraine, de l’aqueduc sur 380 m de long, générant une large documentation de plans et d’ortho-images. En 2024, la SahCM a mené une étude de bâti permettant d’analyser l’architecture et d’établir un phasage sur ces différents ouvrages, notamment dans la partie souterraine, la mieux conservée et la plus spectaculaire par des travaux en sous-oeuvre à plus de 10 m de profondeur. La conférence du 28 septembre présentera l’histoire générale de l’aqueduc romain de Mediolanum ainsi que les travaux topographiques et les résultats archéologiques de l’étude du bâti menés lors de ces cinq campagnes.

Conférence: « Le chantier de restauration des fortifications de Brouage 2023-2025 : nouvelles données archéologiques », le vendredi 22 mai 2026

Conférence proposée par la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime.

Les premiers remparts de Brouage ont été élevés au milieu du XVIe siècle par des ingénieurs italiens. Sur une période de 2000 ans, ils vont être constamment transformés, modifiés afin de mieux protéger la place forte. Ces remparts vont aussi faire l’objet de réparations, de reconstructions et de restaurations à la suite d’évènements guerriers ou climatiques ou d’épisodes de ruines. L’état de ces remparts résulte à la fois d’un abandon et d’un manque d’entretien.

Ce site patrimonial est aujourd’hui géré par le Syndicat Mixte de Mise en Valeur du site de Brouage qui est le maître d’ouvrage de l’ensemble des travaux de restauration et de valorisation. Le projet actuel de restauration et de valorisation des fortifications de la place-forte répond à la fois à un état sanitaire dégradé et à une volonté de continuer à recevoir le public. Il s’accompagne d’un volet archéologique qui est décliné sous forme de tranchées classiques de diagnostic, de fouilles sédimentaires et d’archéologie du bâti; l’abondante documentation relative à la ville de Brouage a été synthétisée tout en actualisant et complétant certaines données.

Les premières investigations ont été réalisées en 2023 au travers de tranchées de diagnostic à la pelle mécanique réparties à l’intérieur du corps de la place et sur le terre-plein du rempart. Ces travaux à l’intérieur du bastion d’Hiers ont permis de mettre au jour les niveaux correspondant à la période d’érection du bastion vers 1630 par Pierre d’Argencourt. En 2025, la courtine et le bastion de la mer ont fait l’objet ont fait l’objet de la seconde opération d’archéologie préventive, qui est toujours en cours actuellement. Les résultats des premiers sondages font état d’une antériorité du logis du Gouverneur de Brouage par rapport au rempart construit au XVIIe siècle. Les deux opérations archéologiques ont donc permis de mettre en évidence plusieurs phases de construction et de reconstruction; ces premiers résultats demanderont à être complétés par d’autres investigations sur les autres bastions et courtines de Brouage.

Rendez-vous vendredi 29 mai 2026 à 18h30- Auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes.

Entrée et participation libre.

Rencontres Médiévales : « du Roman au Gothique? » à l’ Abbaye d’Art de Trizay.

Pour leur 11e édition, « Les Rencontres Médiévales de Trizay » restent fidèles à leur volonté d’éclairer pour un large public des débats scientifiques autour de la connaissance des données matérielles du monde médiéval Aquitain.

La désignation des styles « roman » et « gothique » a souvent masqué, par son effet de simplification, la complexité et la richesse des formes et de la création, que ce soit dans le domaine de l’architecture ou des arts de l’image et du décor. L’enjeu des communications de ce samedi est d’ouvrir à la réflexion au-delà de ces schémas convenus et de raisonner à partir d’observation objectives, dans un cadre chronologique précis, souvent défini comme une phase de « transition » entre ces deux périodes stylistiques , c’est à dire la fin du XIIe siècle, alors que le duché d’Aquitaine est placé sous l’autorité des Plantagenêts.

L‘organisation des Rencontres Médiévales est assurée en partenariat avec l’université de Bordeaux Montaigne et soutenu par le Ministère de la culture, DRAC Nouvelle Aquitaine, Service Régional de l’Archéologique, Pôle de Poitiers.

Programme de la journée

9h15– Ouverture de la journée– Guénaëlle Marchet-Legendre -Conservatrice régionale adjointe du Service Régional d’Archéologie, DRAC Nouvelle Aquitaine, pôle de Poitiers.

9h30– L‘Aquitaine des Plantagenêt– par Frédéric Boutoulle– Professeur d’histoire médiévale , Université Bordeaux Montaigne UMR-5703 Ausonius.

10h10– Art gothique vs art roman : une convention qui peut brider, par Claude Andrault-Schmitt, professeur émérite en histoire de l’art médiéval, Université de Poitiers-UMR 7302 CESCM.

10h50-Pause

11h10-Nefs et façades, lieux privilégiés pour l’irruption d’une nouvelle esthétique en Saintonge vers 1200. Par Yves Blomme-Docteur en théologie , historien de l’art médiéval.

12h30- déjeuner

14h– Les mutations de la sculptures monumentale à la fin du XIIe siècle en Aquitaine, par Bénédicte Fillon-Braguet– Chercheuse indépendante, membre associée de l’UMR 7302, CESCM, Université de Poitiers.

14h40– Les Fortifications des Plantagenêt par Nicolas Prouteau , maître de conférence en archéologie médiévale- Université de Poitiers-UMR 7302 CESCM.

15h20- Pause

15h40– Un aspect méconnu de l’art du XIIe siècle: les décors muraux en mortier.par Jean Baptiste Javel- docteur en sciences archéologiques- Université de Bordeaux Montaigne-UMP 6034 Bordeaux.

16h20– La seconde moitié du XIIe siécle : un âge d’or des bâtiments monastiques en Aquitaine, par Christian Gensbeittel– Maître de conférence en histoire de l’art médiéval-Université de Bordeaux Montaigne-UMR 6034-Archéosciences Bordeaux.

17h- Conclusion

Pour plus d’informations et réservations ( conférences et repas) :

05 46 82 34 25 -contact@abbayedetrizay17.fr

https://www.abbayedetrizay17.fr/

3, allée de Chizé- 17250 Trizay.

La Société d’archéologie et d’histoire tiendra, au cours de cette journée, un stand de présentation de ses activités et publications.