Conférence :  » Epona, une déesse celtique dans les Charentes » par Pierre Tronche.

Epona , les Bouchauds ( 16)- Photo Romain Charrier.

Les représentations d’Epona sont relativement nombreuses dans les Charentes et se déclinent sur différents supports : bois, pierre, terre cuite….Mais comment identifier avec sûreté l’iconographie de la seule déesse celtique qui révèle sa présence dans la capitale de l’Empire , à Rome? 

Que savons-nous de sa spécificité, de sa mythologie, de ses dévots? Comment interpréter les nombreux attributs et postures de ses diverses représentations ? Ces questions interrogent toujours les spécialistes de la religion celtique et gallo-romaine et laissent à la déeesse une part de mystère qui constitue incontestablement un aspect de son charme.

 

Conférence proposée par la SahCM.

Vendredi 20 janvier à 18h – Auditorium de la salle Saintonge à Saintes.-

Entrée libre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence : la tour de Broue , une seigneurie médiévale dans le marais de Brouage.

La tour de Broue , vestige d’un château protégeant un village et un port , surveillait les marais salants constitués après le retrait de l’océan du golfe de Saintonge. Des fouilles préventives puis programmées durant trois ans ont été destinées  à comprendre la vie quotidienne des seigneurs de Broue et l’économie des marais …Elles ont notamment permis de dégager une série de bâtiments de la haute cour du château : logis seigneurial et chapelle castrale.

Cette recherche s’inscrit dans un « Programme collectif de recherches sur l’histoire des marais » avec l’étude du site castral de Broue , sous la direction d’Eric Normand , membre du Centre d’études supérieures de civilisations médièvales de l’université de Poitiers et Alain Champagne , maître de conférences en archéologie médiévale à l’université de Pau et pays de l’Adour.

Conférence sur « Le Cognac, construction dans l’Histoire », par Roger Cantagrel, le 14 octobre 2022

Conférence intitulée « Le Cognac, construction dans l’Histoire », animée par Roger Cantagrel.

Roger Cantagrel a fait sa carrière professionnelle avec un fil directeur orienté sur la vigne, ses productions et ses métiers vignerons, notamment au cours des 22 années passées au Bureau National Interprofessionnel du Cognac, en charge de son Département Technique, la Station Viticole (1985-2006).

Trois missions fondamentales lui firent confiées : connaissance et défense du Cognac, lutte contre la contrefaçon, donner à la Station Viticole une reconnaissance internationale. Il fit partie, en qualité d’expert, de nombreuses commissions scientifiques Françaises et Européennes ainsi qu’à l’OIV (Organisation Internationale de la Vigne et du Vin).

A la retraite depuis 2006, il se consacre à l’histoire et aux sciences relatives à la vigne et à ses productions phare : le vin, le Pineau des Charentes et le Cognac, par la consultation d’archives municipales, départementales, régionales et nationales. C’est le résultat de ces recherches que le conférencier restituera lors de cette conférence.

Rendez-vous vendredi 14 octobre 2022, à 18 h, auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes. Entrée libre

Conférence : les aqueducs antiques de Saintes, par J-L. Hillairet, le 20 octobre 2022

Les aqueducs antiques de Saintes font l’objet depuis 2003 de recherches et d’études qui permettent d’acquérir de nouvelles connaissances exposées à l’occasion de cette conférence. Saintes ( Mediolanum), dotée avant notre ère d’un premier aqueduc de 8 km de longueur ,  a vu la réalisation à l’époque Claudienne ( 1er siècle) d’un deuxième aqueduc destiné à alimenter les thermes, remplaçant par endroit le précédent en réutilisant tous les ouvrages d’art jusqu’à la source .

La découverte d’un troisième aqueduc tardif, datable du IV e siècle, indique qu’il y avait d’autres thermes romains , au sein de la ville remparée dès la fin du IIIe siècle .

En raison de leur caractère exceptionnel , ces aqueducs ont été reconnus « monument historique » pour l’ensemble de leur parcours.  L’agglomération de Saintes a décidé de restaurer et de mettre en valeur trois premiers sites dont les travaux ont commencé au milieu de l’année 2020.

Ouvrage de J-L. Hillairet , synthèse des travaux des fouilles et études sur les aqueducs de Saintes.

En vente à la Société d’archéologie et d’histoire à Saintes et en librairie.

Conférence sur « Le pillage archéologique », par l’archéologue Vincent Michel, le 16 septembre 2022

Conférence « Le pillage archéologique », vendredi 16 septembre 2022, animée par Vincent Michel, Enseignant-chercheur, Professeur d’Archéologie de l’Antiquité classique d’Orient à l’Université de Poitiers.

L’intervention porte sur le sort du patrimoine archéologique et culturel dans les pays en conflit, objet de toutes les convoitises, les contrebandes et les trafics mais aussi victime de vandalisme et de destruction. C’est malheureusement un sujet d’actualité !

Le patrimoine est devenu, grâce à l’éveil de la conscience des hommes, un bien public mondial qui touche à l’essence même des nations et des peuples dont il façonne l’identité. Mais on mesure à quel point ce bien inestimable est fragile, menacé de disparition par la rivalité entre des États ou entre des groupes, qui en font un enjeu de domination, de provocation médiatique, un moyen de pression ou, encore pire, d’extermination programmée de certaines cultures ou ethnies.

Que ce soit en Afghanistan, en Syrie ou en Irak, pays au cœur de la terreur imposée par Daech, mais également en Libye, au Yémen, au Mali, ou plus récemment en Ukraine, les conflits, ravageant des régions entières, ont des conséquences effroyables sur un patrimoine plurimillénaire, bien commun de l’Humanité. La conférence se propose de traiter de ces destructions, des trafics, des ventes illicites et des réseaux, et d’autres formes de vandalismes et d’iconoclasme qui meurtrissent et font disparaître progressivement des pans entiers de l’histoire.

Rendez-vous vendredi 16 septembre 2022, à 18 h, auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes. Entrée libre

Conférence sur l’évolution de Saintes, une nouvelle vision pour bousculer les certitudes

En préalable de notre Assemblée Générale du 25 juin 2022, l’archéologue Bruno Dufaÿ, nouvellement arrivé sur Saintes et administrateur de la SahCM depuis 1 an, nous a présenté une conférence sur l’évolution de la ville, des Gaulois jusqu’au chemin de fer, en se basant sur son expérience.

D’un bourg gaulois développé sur les routes du commerce du sel, la ville romaine s’est rapidement développée avec son quadrillage et de nombreux axes routiers en étoile, avant de décliner tout aussi rapidement dès le IIe siècle de notre ère. La ville se déplace ensuite au pied du promontoire et s’entoure d’un rempart dans laquelle elle restera confinée tout le moyen-âge. Il faudra attendre les XVIIIe et XIXe siècles pour s’ouvrir à nouveau avec de nouveaux axes (Reverseaux, Lemercier, cours National et av Gambetta) et se développer sur la rive gauche grâce à l’arrivée du chemin de fer.

Une méthode de travail

Avec son œil neuf, Bruno Dufaÿ applique des méthodes qu’il a expérimenté sur d’autres territoires. Il s’est basé sur les connaissances existantes : Carte archéologique de Louis Maurin, Programmes collectifs de recherches Saintes No Limit de l’archéologue Jean-Philippe Baigl et sur Saint-Eutrope dirigé par Christian Gensbeitel, recherches sur le moyen-âge d’Alain Michaud, etc. Il a fait une analyse spatiale avec les cadastres anciens et étudié les rémanences viaires pour proposer une synthèse de cette évolution lors de sa conférence. Cette étude pourra servir de base à un travail collectif plus détaillé qu’il mènera au sein de la Société d’archéologie saintaise.

L’évolution du fleuve

L’hypothèse la plus surprenante, c’est le cours originel du fleuve Charente. Il soupçonne l’existence d’un paléochenal de la Charente plus à l’est, et pense que c’est en réalité la Seugne qui passe devant Saintes, l’arc romain se trouvant entre les deux cours d’eau. La confluence d’origine des deux cours d’eau serait située du côté de Courbiac, au nord de la ville et non à Saint-Sorlin comme aujourd’hui. Les nombreux canaux dans la pleine de la Palu auraient servi à drainer le fleuve au moyen-âge, pour décaler le fleuve dans un seul cours, en asséchant l’ancien lit, peut-être pour améliorer la navigation.

L’archéologue souhaite que cette synthèse sur l’évolution de la ville, présentée au public lors de l’AG, serve de base à un travail collectif plus détaillé.

Texte et Photo : Romain Charrier.

Portrait d’archéologue : Jonathan Letuppe, archéologue subaquatique Éveha.

En écho au spectacle « Histoires de fouilles », le Gallia vous propose une rencontre avec l’archéologue subaquatique Jonathan Letuppe. L’occasion de voir comment aujourd’hui l’archéologie se trouve confrontée à des enjeux écologiques et environnementaux…

Jonathan Letuppe- qui mène la fouille des épaves antiques de Courbiac- nous partagera les défis de son métier.

Cette rencontre est organisée en partenariat avec le service « Ville d’art et d’histoire » de Sainte. Elle fait écho au spectacle « Histoire de fouilles » de David Walt accueilli au Gallia théâtre ce jeudi 10 mars à 19h30 dans la grande salle.

David Walt y invite avec beaucoup d’espièglerie à réfléchir aux enjeux écologiques d’aujourd’hui par le prisme de deux archéologues qui – au milieu des fouilles- vont tomber sur davantage de plastique que de vestiges.

Jeudi 10 mars – petite salle cinéma Gallia Théâtre à Saintes.

Gratuit – Information au 05 46 92 10 20

Conférence : « Séisme à Saintes, un risque majeur ? par Christian Schmitt.

« Régulièrement des secousses sismiques affectent notre département. Devons- nous être inquiets ? dans cette conférence vous allez successivement découvrir leurs origines géologiques, leurs modes de manifestations, leurs histoires locales, les risques potentiels, les précautions à prendre et les mesures légales à respecter dans notre département. »

Christian Schmitt est ingénieur de l’Ecole Centrale de Lyon, membre de l’Association Française de Génie Parasismique .

La conférence se déroulera le 11 mars 2022, 18h à l’auditorium de la salle Saintonge, rue F. Chapsal à Saintes.

Entrée libre, dans le respect des règles sanitaires en vigueur.

 

Conférence : « Les gauloiseries Saintaises ».

Quels regards historique et archéologique pouvons nous porter sur l’Oppidum Gaulois de la cité pré-romaine des Santons qui, au travers des dernières découvertes , apparaît beaucoup plus important que ce qui était supposé jusqu’à maintenant?

En conclusion , sera aussi ouverte brièvement la persistance des cultes Gaulois à l’époque gallo-romaine , par la conférencière cécile Trébuchet.

Conférence : « Petite chronique de l’arc, par M.H Parfait.

Le vendredi 8 octobre à 18 h , salle Saintonge à Saintes.

 » A Saintes, nous sommes très fiers de notre arc dit de Germanicus, dont nous avons fêté les 2000 ans d’existence en 2019/2020. Ce monument installé à l’origine sur la rive droite en avant du pont romain, marquait l’entrée de la ville de Mediolanum, à l’époque capitale de l’Aquitaine, à l’extrémité de la voie Agrippa venant de Lyon. Depuis sa construction, d’importants travaux ont été effectués sur le pont en fonction des besoins de chaque époque et au XVIIe l’arc se retrouve enchâssé dans une pile. Au début du XIXe l’arc et le pont sont dans un état déplorable et gênent à la fois la circulation routière et la circulation fluviale . Il est donc décidé de construire un nouveau pont en aval et de déplacer l’arc sur la berge. Nous vous proposons le récit de cette reconstruction longue et compliquée mais qui nous permet d’admirer encore cet arc routier exceptionnel construit par les Romains, devenu l’emblème de notre ville »  M.H Parfait.

Photo : Romain Charrier.