Découverte à Lucérat.

lucérat

Découverte de trois blocs sculptés d’origine antique à Lucérat, Saintes.

Signalés le 22 janvier 2020, trois blocs sculptés d’origine antique ont été observés en bordure d’un chantier de mise aux normes du réseau pluvial au lieu-dit Lucérat à saintes. La SahCM en a informé le représentant du Service Régional d’Archéologie à la DRAC de Poitiers qui a enquêté sur l’origine de ce dépôt sauvage. Les investigations auprès de l’entreprise de BTP et des services de la ville de Saintes qui est maître d’ouvrage ont permis de comprendre le contexte de cette découverte.

Il s’avère que ce terrain a servi de dépôt de matériaux inertes au cours du XXe siècle. Il est probable que ces blocs proviennent d’un ancien chantier et auront été déposés ici il y a plusieurs décennies. Les récents travaux sur le réseau pluvial pour la protection de la source de Lucérat auront fait ressortir ces blocs sculptés, l’entreprise de BTP les a déposés en bordure de parcelle à la fin du chantier.

La conservation des Musées de Saintes, contactée par la DRAC, va faire le nécessaire pour entreposer les trois blocs dans le dépôt lapidaire de la ville, à la Trocante. Le mystère reste entier quant à l’origine exacte de ces éléments. Ils pourraient très bien provenir du rempart du bas-Empire sur le site de l’ancien hôpital Saint-Louis.

Fouilles archéologiques : le site des Cottes Maille- Aytré-La Rochelle.

le-batiment-du-neolithique-reconstitue

Proposition de restitution du bâtiment par P.Fouré.

Le site des Cottes Maille à Aytré, près de  La Rochelle , fait depuis plusieurs mois l’objet de fouilles archéologiques avant l’aménagement d’une voie reliant les deux communes. Les fouilles ont été menées par l’INRAP sous la responsabilité de Pierrick Fouré . Elles ont permis de mettre à jour les vestiges d’un bâtiment de dimensions inhabituelles , presque 50 mètres de long sur 20 mètres de largeur daté du néolithique moyen ( 4500-4000 ans avant J.-C.). Il s’agit du premier édifice de ce genre découvert en France, selon  l’hypothèse émise par les archéologues , il aurait pu avoir un rôle soit religieux soit politique.

Découverte d’un village Carolingien à St Sulpice de Royan

st sulpice B Gissinger

Suite à un diagnostic suivi de fouilles préventives réalisées par les archéologues du Conseil départemental sous la direction de Karine Robin chef du service départemental archéologique et Bastien Gissinger archéologue, avant la construction d’un lotissement, un village daté de l’époque Carolingienne ( VIII-X ème siècle)  a été mis à jour.

L’intérêt majeur ici , dit B.Gissinger est sur les 31 bâtiments découverts,  des conceptions , formes, superficies complétement inédites à ce jour et ceci dans une organisation très rigoureuse.

Les bâtiments présentent en majorité une abside à une extrémité ( comme les églises romanes plusieurs siècles plus tard) dit K.Robin.

Une disposition inconnue à ce jour pour une habitation, étable ou grenier à grains…

Il n’est pas facile de comprendre à quoi servaient ces absides quand il ne reste aucun matériaux de construction , seulement les trous de poteaux qui soutenaient les constructions .

Le site a été occupé moins de 100 ans et sans réoccupation ultérieure.

Reste maintenant aux archéologues de poursuivre le travail en labo sur les artéfacts nombreux trouvés sur le site ( faune, céramique) afin de le dater avec certitude et ceci notamment en ce qui concerne le squelette de femme retrouvée inhumée face contre terre.

Baptistère de Le Douhet.

Communication de J.L-Hillairet-Archéologue, concernant le baptistère paléochrétien de : chez Pérot-Le Douhet.

« Je viens de recevoir un livre  » Le baptême au cours des siècles », 2019 par Jacques Frei, de nationalité Suisse, spécialiste dans l’histoire du christianisme et de l’archéologie biblique. Il décrit les baptistères de Suisse, de Belgique et de France.

Dans cet ouvrage, il y a une place sur notre site. A la fin de son livre il décrit ce qu’il a vu et entendu lors d’un baptême à Albenga en Italie où se trouve un baptistère du cinquième siècle:

-Le prêtre commence sa liturgie et déclare ensuite:  » il y a mille cinq cent ans, les chrétiens se faisait baptiser en ces lieux. Au milieu du bâtiment se trouvait un grand bassin baptismal dont vous pouvez voir ce qu’il en reste aujourd’hui. C’était assez grand et rempli avec suffisamment d’eau. Le futur baptisé se trouvait dans l’eau avec l’Evêque. L’évêque prenait la parole, il disait qu’il agissait au nom du Père, du fils et du Saint Esprit. Puis le baptême avait lieu par immersion totale. Le nouveau baptisé sortait alors de l’eau comme un nouvel homme et quittait ce lieu par une autre porte. Au-dessus de cette porte se trouvait un « Christo gramme » ou Chrisme. Cela signifiait que Dieu se trouve au-dessus du nouveau chrétien et que ce dernier commence une nouvelle vie sous la protection de Dieu ».

Sur le site du lavoir de chez Pérot :

Le Chrisme, qui se trouve au-dessus de la porte qui donne vers l’aqueduc, fait le même office que ce qui est décrit. Elle représente la sortie, par laquelle les nouveaux baptisés quittaient les lieux en empruntant l’escalier se trouvant à l’arrière du mur, taillé en même temps que l’ensemble du baptistère, y compris le « siège ».

Je pense que cette information est déterminante pour conforter Chez Pérot l’hypothèse d’un baptistère paléochrétien.

Reste à déterminer combien de temps cette réalisation a pu durer et pourquoi cela a été possible sans l’intervention des autorités gallo-romaines. »

Jean-Louis Hillairet.

fig 78c_001

Chantier de fouilles subaquatiques de Taillebourg.

Pose dun cadre de travail

Les objectifs de la campagne 2018 sont multiples :

  • La poursuite du démontage de l’empierrement du seuil 1 mis en place et entretenu à la période carolingienne
  • ( 854/920 date dendro des pieux), pour retrouver le mérovingien dont les indices de présence que constituaient du mobilier découvert au pied du seuil et des pirogues  mérovingiennes rendaient l’existence plausible.
  • La découverte ( l’an dernier) sous les blocs, d’une nouvelle pirogue datée au c 14 de 1210-+30 BP,soit 813 en date calendaire ( site accessible sur internet : calpal)antérieure à la mise en place des pieux carolingiens et de l’empierrement  nous encourage à poursuivre ce sondage.
  • Un sondage est demandé par le rapporteur de la CTRA ( commission territoriale de la recherche archéologique)sur le dernier pieux de l’alignement qui finit dans l’empierrement, mis au jour l’an dernier, pour mieux caractériser l’hypothèse d’une pêcherie.
  • Le démontage de l’épave EP1 5 fouillée par E.Riette , pour tenter de la dater par dendro. La première tentative
  • faite par C.Lavier n’ayant pas abouti.
  • La fin de la fouille de l’épave EP2.
  • la reconnaissance du môle de bloc au milieu du chenal juste en amont du pont de l’autoroute où Felix a révélé au sonar une épave.
  • JF Mariotti Archéologue au SRA

Voies romaines de Saintonge

Ce groupe de travail, composé d’une dizaine de personnes, mais élargi à des archéologues ou à des chercheurs en fonction de leurs compétences ou de leur curiosité, a pour but l’édition d’une brochure sur le thème des voies romaines en Saintonge.

Les méthodes utilisées font appel aux techniques les plus diverses : recherches d’archives, prospections sur les cartes et sur le terrain, études de toponymie et de photos aériennes.

En 2017, parmi les travaux en cours, signalons la relecture et la mise au net de divers chapitres, ainsi sur les voies romaines en général, sur l’arc romain au débouché de la voie de Lyon, la mise au net sur de grands plans des tracés de voies antiques réelles ou pressenties : au nombre de celles-ci, il a été décidé de privilégier la route d’Agrippa Lyon-Saintes.

Des excursions nous ont amenés en 2016 sur la voie romaine de Neulles, fouillée par F.Baffou; en 2017 au Maine Alain, près de Saintes, ainsi que sur les traces de la voie dite de l’ile Madame, sous la direction de P.Duprat et M.faure. Début 2018, par un temps des plus maussades, Pascal Ferchaud nous a fait part de ses recherches concernant les différentes voies rayonnant autour de Saujon.

Il a été décidé de tenir une réunion mensuelle, le deuxième mercredi de chaque mois. Il va de soi qu’il est possible aux membres de la société qui le souhaiteraient d’assister à ces séances de travail et éventuellement à ces sorties.

Voie à La Berlingue

Voie de la Berlingue à Saintes

Clichés : Hades

Poursuite du travail de recherche sur les voies romaines en Saintonge à Saujon.

Le 4 Janvier le groupe : Voies romaines en Saintonge s’est rendu sur le terrain, à Saujon en compagnie de Mr Pascal Ferchaud, maire de Saujon et président de la société d’histoire de sa commune.

Ci-dessous 4 clichés illustrant le travail de Jean-louis Hillairet sur les voies réputées antiques de la région de Saujon avec les sites néo, proto, gallo-romain exprimés par des hexagones.

Et la photo de la petite nécropole de Saujon.

VRS SaujonVRS Saujon 2VRS ToulonSaujon

Cliquer sur les images pour les agrandir