Pillage archéologique à Courcoury

De gauche à droite : M. Léopold Maurel, conservateur régional de l’archéologie de Nouvelle Aquitaine ; M. Benjamin Alla, procureur de la République de Saintes ; Mme Gwenaëlle Marchet-Legendre, conservatrice de l’archéologie, site de Poitiers

La SahCM suit avec la plus grande attention une affaire judiciaire en cours concernant le pillage d’un important site protohistorique situé sur la commune de Courcoury (17).

Informée dès juillet 2023, notre association avait transmis les informations à la Direction Régionales des Affaires Culturelles (DRAC) de Nouvelle Aquitaine. Les investigations menées par les services de l’État ont permis de mettre en évidence des fouilles archéologiques illicites au détecteur à métaux ayant détruit un contexte exceptionnel de nature inconnue, peut-être funéraire, remontant à la fin du premier âge du Fer (Hallstatt D2-3, VI e / début du V e s. av. J.-C.).

Malgré cette perte scientifique majeure, les enquêteurs ont pu saisir plusieurs bijoux et fragments de bijoux en or, issus de parures hallstattiennes particulièrement rares, mais qui ne représentent qu’une partie de la découverte (le reste aurait été fondu et vendu au poids). Le procureur de Saintes vient d’annoncer la remise de ces objets, dont la valeur historique dépasse largement leur valeur matérielle, au conservateur régional de l’archéologie de Nouvelle Aquitaine, afin d’être conservés et étudiés (photo ci-dessus).

La SahCM salue le travail de l’ensemble des services mobilisés – Brigade de Gendarmerie de Saintes, OCBC, Service régional de l’archéologie, parquet de Saintes et experts – qui ont permis de préserver une partie de ce patrimoine exceptionnel.

Cette affaire rappelle que chaque fouille clandestine détruit irrémédiablement des informations essentielles sur notre passé et que l’usage de détecteurs de métaux sur un site archéologique, sans l’accord du Service Régional d’Archéologie et du préfet de région, est formellement interdit.

Depuis près de deux siècles, la SahCM poursuit son engagement en faveur de la protection et de la transmission du patrimoine de la Charente-Maritime, et demeure attentive aux suites de cette affaire et du procès à venir. La défense du patrimoine fait partie des engagements fondamentaux de notre association.

Lorsque le procès aura été tenu, une étude des objets saisis sera présentée dans notre Bulletin par José Gomez de Soto, archéologue et protohistorien, directeur de recherche émérite au CNRS (UMR CReAAH).

Fragments de parures Hallstatt D, VIe – début Ve siècle av. J.-C.

Photos © Procureur de Saintes, Tribunal judiciaire

Projet d’exposition Les « talents cachés de la Société »

🎨 Chères adhérentes, chers adhérents,

Sur l’initiative de Michelle Lebrozec, vice‑présidente de la Société d’Archéologie et d’Histoire de la Charente‑Maritime, nous organisons cet automne une exposition conviviale intitulée « Les talents cachés de la Société », réservée aux membres de notre association. Elle offrira à chacune et chacun l’occasion d’exposer des œuvres et créations artistiques personnelles.

📅 Quand ? L’exposition sera ouverte au public du mardi 20 au samedi 24 octobre 2026, de 14 h à 18 h, à la Maison des aqueducs à Vénérand.


🖼️ Pour participer : pré‑inscrivez‑vous auprès de Danie Picot (daniepicot@gmail.com) ou de Dany Dionis (dionisdany@yahoo.fr), en joignant une photo des œuvres et leurs dimensions.

Afin d’assurer une présentation harmonieuse et de qualité, le nombre d’œuvres exposées par participant pourra être limité en fonction du nombre d’inscriptions. Seront acceptés : peintures, aquarelles, fusains, dessins, pastels, lithographies, mosaïques, maquettes, tapisseries, photographies, modelages, céramiques, ainsi que toute autre œuvre ou création réalisée de vos mains.

🪨 À noter : la sculpture sur pierre ne sera pas présentée, cette discipline étant déjà mise à l’honneur lors d’autres expositions organisées par notre atelier de sculpture.

Une réunion des participant·e·s sera programmée à la rentrée pour finaliser l’organisation. Un planning de permanence (montage, accrochage, tenue de la salle, décrochage) sera établi.

Nous espérons vous y voir nombreux — Inscrivez‑vous rapidement !

Amicalement,

Dany Dionis

Secrétaire de la SahCM

Illustration : Sentier des loups, région parisienne, Huile sur toile, D. Dionis

Parution de l’ouvrage « Les Aqueducs antiques de Saintes, bilan des connaissances, recherches et études »

Il est enfin arrivé ! La Société d’Archéologie et d’Histoire de la Charente-Maritime (SahCM) est particulièrement heureuse et fière de vous annoncer la sortie du tout nouvel opus de sa collection « Recherches archéologiques et historiques en Saintonge ».

💧 Comment l’eau alimentait-elle l’antique Mediolanum ?

Fruit d’un travail de longue haleine, ce livre de 450 pages propose une synthèse complète de deux décennies de recherches (2003-2023) consacrées au réseau hydraulique exceptionnel de Saintes, enrichie de nouvelles études inédites.

Écrit par l’archéologue Jean-Louis Hillairet, l’ouvrage s’enrichit des contributions majeures et des données acquises par les archéologues Vincent Miailhe et Ludovic Héricotte. Ensemble, ils lèvent le voile sur les secrets d’ingénierie romaine.

Au programme de ce bilan scientifique et historique :

  • Un état des connaissances entièrement actualisé.
  • Les fouilles archéologiques.
  • Des recherches documentaires approfondies.
  • L’étude du mobilier archéologique découvert lors des campagnes.
  • De nouvelles données topographiques et découvertes récentes.
  • Une étude du bâti inédite d’une portion de galerie.

Cette publication est le résultat d’une collaboration étroite menée en partenariat avec les communes de Saintes, Le Douhet, Vénérand et Fontcouverte, ainsi qu’avec l’Inrap et l’agglomération Saintes Grandes Rives, et a bénéficié du précieux soutien du Fonds de Développement de la Vie Associative de la Région académique Nouvelle-Aquitaine.

🛒 Comment vous procurer l’ouvrage ?

Le livre est à vendre au prix de 29 € à la boutique de la SahCM, 8 rue Mauny à Saintes ou en ligne sur ce lien 👉

Sortie du bulletin annuel ( 52-2025) de la Société d’archéologie et d’histoire de Charente Maritime.

Le bulletin 2025 de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime , retrace sur plus de 200 pages , les activités de l’association pour l’année passée ainsi que des articles inédits de chercheurs, archéologues, historiens essentiellement consacrés à Saintes et la Saintonge. Y sont traités également des sujets aussi variés que la langue Gauloise, la villa Romaine, la pile funéraire, les nécropoles Mérovingiennes, le rempart médiéval ou les carreaux de pavements, autant de sujets relevant de la thématique archéologique. L’histoire n’est pas en reste avec des sujets tels que « Saintes au Moyen-Âge , la « Garde écossaise en Saintonge » « L’atelier de Bernard Palissy » « Une artiste peintre Saintaise » et encore un « résistant Montendrais ».

Au sommaire :

-La langue gauloise dans les Charentes et la Gironde par Bernard PETIT.

-A-t-on localisé le domaine Saintongeaise d’Ausone à Champgreloux près de Saintes? par J.-L HILLAIRET

-Nouvelles données sur la pile Gallo-Romaine d’Ebéon, par Karine ROBIN

-Contribution à la documentation des nécropoles mérovingiennes en Charentes, par C. LE PROVOST

-Observations archéologiques concernant le rempart médiéval de Cognac, C.VERNOU

-Saintes, du XIe au début du XVIe siècle ( suite) ,par A.Michaux.

-Quelques carreaux de pavements médiévaux provenant de la Chapelle-des-pots? , E.COINDRE

-Des Ecossais en Saintonge , la famille de la Chambre ( 1419-1900) , M.et P. LACHETEAU

-Que savons-nous de la maison et de atelier de Bernard Palissy à Saintes ? B.DUFAY

-Marguerite Turner ( Saintes 1863- Chaville 1936) une femme artiste engagée, C.GRENE

-Samuel Dumériau ( 1892-1944) , un Montendrais d’une guerre à l’autre, R.LANDREAU

Le bulletin annuel de la Société est remis aux adhérents à jour de leur cotisation .

Opération « Trésors cachés »

La Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime lance l’opération :

« Trésors cachés »

Signalez vos découvertes archéologiques

Vous avez découvert sur votre terrain ou lors de travaux chez vous : un objet ancien, un fragment de poterie ou de verre, un outil en pierre, un mur, une cave ou un souterrain, des ossements, un sarcophage, une pierre sculptée ou gravée ? Votre découverte peut éclairer l’histoire de notre territoire.

Chaque découverte compte

Un simple fragment peut révéler un site préhistorique, l’existence d’un site antique, une occupation médiévale inconnue, un bâtiment disparu, un ancien chemin, un habitat oublié…

En signalant votre découverte, vous contribuez à mieux connaître l’histoire locale, enrichir la recherche scientifique & préserver la mémoire du territoire.

Vous en restez propriétaire ! Signaler une découverte ne signifie pas la perdre ce qui est trouvé sur votre terrain vous appartient la société d’archéologie ne récupère pas les objets nous proposons juste une identification et une étude. L’objectif est de documenter et comprendre, pas de s’approprier vos découvertes

Une étude par des spécialistes

Les découvertes sont étudiées par des chercheurs et spécialistes de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime. Les informations collectées (photos, mesures, localisation) permettent de constituer un inventaire scientifique. Les résultats seront publiés dans le bulletin annuel de la Société (sans citer le nom des découvreurs, sauf s’ils le souhaitent).

Comment signaler une découverte ?

Prenez une ou plusieurs photos, notez le lieu et les circonstances de la découverte, déclarez-la via le formulaire ci-dessous ou par mail sur info@sahcm.fr

Sortie du tome 75 des Archives Historiques de la Saintonge et de l’Aunis.

Dédié aux lettres à l’émigré Pierre de Bremond d’Ars, député aux Etats généraux et à la Constituante , émigré de 1791 à 1800, par Didier Colus.

Avec ce troisième et dernier volume de la correspondance reçue par Pierre de Bremond d’Ars durant sa longue émigration consacré aux années 1799-1800, Didier Colus achève ce que l’on pourrait appeler la « saga » Bremond d’Ars. Rappelons qu’il a également publié dans un premier volume de la collection Mémoires et Documents paru en 2024 à l’occasion du 150e anniversaire de notre société, le journal d’émigration du même Pierre de Bremond d’Ars, propriété d’un de ses descendants, Romain de Bremond d’Ars. Quatre forts volumes au total sur le sujet, véritable exploit qui n’a guère d’équivalent dans nos publications. Didier Colus restitue la personnalité de ce jeune aristocrate adepte des Lumières, et l’accompagne dans les épreuvres d’une émigration marquée par la fuite face à l’avancée des troupes républicaines, la gêne financière, la lassitude et le désespoir d’un homme éloigné des siens. On découvre au fil des lignes l’épuisement des êtres, les craintes souvent, les espoirs parfois, les impératifs de la vie quotidienne, mais également la force des amitiés, les soutiens indéfectibles. Comment ne pas être emporté par ce véritable roman, au terme duquel les héros, marqués à jamais par ce qu’ils ont vécu, reprennent le cours de leur existence. Ou font semblant. Didier Colus a vécu avec Pierre de Bremond d’Ars , Elisabeth sa femme et sa soeur Sophie pendant des années, au coeur du for privé, découvrant et restituant, en dépit des précautions rendues obligatoires par la violence du temps, le caractère et les sentiments respectifs des protagonistes. Un immense labeur a été réalisé dont profiteront, du moins, au moins peut-on l’espérer, les chercheurs et les amateurs de notre histoire régionale.

Cet ouvrage est en vente à la SahSa au 8, rue de Mauny à Saintes

Prix 30 euros ISSN 160-5701

Contact : pascal.even4@wanadoo.fr

Sortie de la Revue de la Saintonge et de l’Aunis 2024.

Actes du congrès sur les « Documents du for privé et écritures de soi en Aquitaine et ailleurs ».

Sommaire

Partie I. L’éclairage du for privé sur les questions économiques :

Jacques BOUCARD, « Nicolas Herpin, notaire à Ré à la fin du XVIe siècle, grand témoin de son époque »

Valentin BARRIERE, « Noblesse rurale et livre de raison : le journalier d’Etienne de Fisson, sieur de Gadebor ( 1674-1723) »

Jean-Pierre POUSSOU,  » De l’intérêt des livres de raison pour l’histoire des salaires( France du Sud-Ouest, XVIIIe siècle) »

Hubert BONNIN, les « Fonds privés et l’histoire du capitalisme girondin des XIXe et XXe siècles »

Partie II. Etudes de correspondances

Pascal EVEN, « La correspondance de deux collectionneurs du grand siècle, l’intendant Michel Bégon et Esprit Cabart de Villermont »

Clair MORIZET, « Le chevalier et la marquise. Une correspondance inédite entre Clairac et Paris ( 1726-1772) »

Micaël BELLEAUBRE, « Un fils, un frère, un colonisateur. La relation épistolaire d’un Lot-et- Garonnais en Indochine ( 1890-1900) »

Isabelle ANTONUTTI, « De lettres familiales à la fabrique de l’histoire »

Partie III. La Révolution et l’Empire

Marie-Hélène PARFAIT, « François-Guillaume Marillet : Histoire secrète de la révolution à Saintes, 1789-1795 »

Clément PIQUET, « Ecrire la Révolution et s’écrire soi :récit des premières semaines de la Révolution française par Paul Nairac, député et négociant de Bordeaux ( mai- juillet 1789) »

Didier Colus, « Les archives révolutionnaires de la maison Bremond d’Ars »

Gonzague ESPINOSA-DASSONNEVILLE, « Le livre de raison du baron de Cauna ( 1813-1814). Vivre l’invasion du Sud-Ouest depuis l’arrière »

Thomas FAURE, « Laporte fils : un témoin des Cent-Jours à Bordeaux »

Partie IV. Religion et spiritualité

Eric SUIRE, « Le récit de sa vie écrit par elle-même : la confession mystique de Marie-Eustelle Harpain »

Nicolas CHAMP, « Les écrits du for privé protestant en Charente- inférieure ( XIXe s- première moitié du XXe s.) »

Didier POTON, « Eugène Réveillaud, « Au long de ma mémoire ». Un apprentissage républicain ( 1851-1935) »

Partie VI. Voyages, villégiatures et loisirs

Jacques et Caroline LANNELUC, « Un été de 1869 à Arcachon journal de voyage »

Maylis LAFERRERE, « La palombière de Mirefleur, Journal de chasse d’Ernest Laferrère 1935-1936 »

Chantal BOONE, « Le roman des plaques »