Appel au don – Sauvegarde de photographies anciennes de la Saintonge

Nous avons récemment découvert un ensemble exceptionnel de 16 photographies inédites illustrant la Saintonge à la fin du XIXe siècle, des tirages albuminés datant des années 1880–1890, proposés à la vente par un brocanteur pour un montant de 650 €.

Ces images documentent des sites emblématiques du patrimoine saintongeais :

  • l’amphithéâtre de Saintes,
  • l’arc de Germanicus
  • l’aqueduc gallo-romain,
  • le marché Saint-Pierre,
  • l’Abbaye aux Dames,
  • Fenioux, Saint-Jean-d’Angély, Matha, Surgères, etc.

Ce fonds iconographique rare constitue un témoignage précieux de l’état des monuments à la fin du XIXᵉ siècle. Son acquisition permettrait de préserver ces documents, d’enrichir notre fonds patrimonial de la Saintonge et de les rendre accessibles au public et aux chercheurs.

Notre association étant reconnue d’utilité publique, les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % du montant versé. 👉 Ainsi, un don de 50€ ne vous coûte en réalité que 17 € après crédit d’impôt, un don de 100 € ne vous coûte que 34 €.

Nous lançons aujourd’hui un appel de fonds auprès de nos adhérents pour nous aider à financer l’acquisition de cet exceptionnel lot de photographies. Faites un don par CB sur le lien ci-dessous ou en nous envoyant un règlement par chèque, à l’ordre de la SahCM, du montant de votre choix. Vous recevrez en retour votre reçu fiscal pour le crédit d’impôt.

👉 Aidez nous à conserver ces images du passé ! Chaque contribution, même modeste, participe directement à notre mission de sauvegarde et de conservation des documents anciens, au service de la mémoire et du patrimoine de la Saintonge. Si l’appel de fonds dépasse l’objectif de 650 €, nous pourrons également acquérir des photographies de l’Aunis issues de la même collection. Si l’appel de fonds dépasse l’objectif de 650 €, nous pourrions également acquérir des photographies de l’Aunis issues de la même collection, en particulier certaines images inédites de La Rochelle avec ses remparts.

Merci pour votre soutien !

Votre président, Romain CHARRIER

Bilan de l’opération au 1er février 2026 :

Grâce à votre mobilisation, nous avons collecté 730 €, par CB sur la plateforme HelloAsso, mais aussi par chèque directement à la SahCM, 8 rue Mauny à Saintes. Les contributeurs recevront leur reçu fiscal par courrier dans les semaines à venir.

Cette somme nous a permis d’acquérir cet ensemble exceptionnel de 16 photographies inédites illustrant la Saintonge à la fin du XIXe siècle, ainsi qu’un second lot issu du même fonds, illustrant La Rochelle et ses remparts. Le fonds iconographique, témoignage précieux de l’état des monuments à la fin du XIXᵉ siècle, sera conservé dans nos collections et viendra enrichir notre fonds patrimonial de la Saintonge et de l’Aunis. Il sera très prochainement accessible au public et aux chercheurs.

Visite guidée du château de Romefort.

La Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime invite ses adhérents à une visite exceptionnelle du château de Romefort à Saint-Georges-des-Côteaux :

Le samedi 17 janvier 2026 à partir de 14h30

Ce remarquable ensemble architectural comprend un corps de logis seigneurial du XVe siècle, remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi qu’un châtelet d’entrée surmonté d’une chapelle flamboyante datant de la fin du XVe siècle. Inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1995 et classé en 2002, le château illustre plusieurs siècles d’évolution architecturale et témoigne d’une histoire particulièrement riche. Des études sont actuellement en cours sur la chapelle sur porche, un édifice singulier et exceptionnel, dont la restauration sera déterminante pour assurer sa pérennité.

Cette visite est gratuite, l’inscription est obligatoire sur ce lien :

Les inscriptions sont closes

Adresse : 1 Château de Romefort, 17810 Saint-Georges-des-Coteaux. L’accès se fait depuis Saintes par la RN137 (direction Rochefort), prendre à droite au rond-point de Varaize direction le bourg d’Écurat, puis tourner à gauche route de Saint-Georges-des-Coteaux, puis à nouveau à gauche chemin du Châteaux de Romefort.

Nous adressons nos remerciements chaleureux au propriétaire, Frédéric Caron, qui assurera la visite commentée ce jour-là, pour le travail de recherches qu’il poursuit sur l’histoire du château et de ses anciens occupants.

Renseignements : info@sahcm.fr

Les commissions territoriales de le recherche archéologique : Le rapport quadriennal.

Entrée de la grotte Bouyssonie ( Corrèze). Université de liège et UMR 8068. Photo E Lesvignes.

Les missions des commissions territoriales :

Elles sont chargées de donner leur avis sur :

-Les prescriptions de fouilles d’archéologie préventive.

-Les demandes d’autorisation de fouilles d’archéologie préventives et programmées.

-Le retrait d’une attribution de diagnostic ou d’une autorisation de fouilles.

-Les projets de « Zones de présomption de prescription archéologique ».

Elles évaluent les rapports de fouilles archéologiques préventives.

Elles font des propositions et donnent leur avis sur l’ensemble de l’activité archéologique, y compris sur les projets d’études et de publication. Chaque année, elles étudient plusieurs centaines de dossiers . Elles publient un rapport d’activité annuel et un bilan à la fin des quatre années de leur mandature.

Pour lire les bilans et rapports des CTRA :

« Les commissions territoriales de la recherche archéologiques » – le rapport quadriennal.

Pour la Nouvelle Aquitaine, voir à la page 368 et suivantes.

Le label « ville d’art et d’histoire a quarante ans ».

Saintes a rejoint le label « ville d’art et d’histoire en 1989, il regroupe actuellement 209 villes et pays d’art et d’histoire et récompense les collectivités locales possédant un patrimoine remarquable et s’engageant à le valoriser dans toute sa diversité , des vestiges antiques au XXIe siècle , des paysages à la création artistique. En septembre 2025 Saintes a renouvelé pour 10 ans la convention lui attribuant le label, géré par la Direction des patrimoines.

La Direction des patrimoine saintais a souhaité illustrer l’anniversaire de la création du label dont la ville a fait partie des premiers lauréats, au travers de trois évènements. Une conférence, une visite aux flambeaux et une noctambulation.

Une conférence , le 13 novembre animée par Isabelle Cazas-Audureau , historienne de l’art et Christian Gensbeitel maître de conférence en histoire de l’art médiéval et directeur-adjoint d’Archéosciences. Ils sont revenus sur leurs débuts « épiques » et sur la confiance qui leur a été accordée dans la mise en oeuvre des projets. Christian Gensbeitel a conclu sur le fait qu’avec le recul de 35 ans et à travers plusieurs municipalités de couleurs politiques différentes un consensus a pu se dégager et permettre la poursuite du projet de valorisation de la ville dans l’intérêt de ses habitants.

Une visite aux flambeaux aura lieu le 20 novembre à la basilique Saint Eutrope et une noctabulation permettra au public de se glisser dans la peau des Saintais célèbres au fil du temps.

Photo:SO

Conférence « la langue gauloise et ses applications locales ».

Conférence proposée par la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime, animée par Bernard Petit, professeur agrégé d’histoire.

Il évoquera l’ancienneté et l’ampleur spatiale de la diffusion de ce que les chercheurs nomment plutôt le vieux-celtique continental, puis présentera les caractères d’une langue à déclinaisons, probablement cinq. Enfin, il évoquera les aspects plus locaux perceptibles à partir surtout de l’épigraphie de l’époque gallo-romaine, de l’instrumentum et quelques autres supports divers.

Il montrera des aspects nouveaux de la recherche à partir des pratiques linguistiques de tradition celtique analysable depuis la conquête romaine jusqu’au IIIe siècle. Par exemple, les noms de personnes du pays charentais, voire de la Gironde, présentent longtemps et de manière surprenante peu de comparaisons avec ceux des peuples voisins, mais au contraire offrent de réels rapprochements avec ceux du nord-est de la Gaule romaine. Au-delà du IIIe siècle, la langue celtique n’est plus dominante face au latin dans les usages courants, dorénavant, l’ancienne langue se mélange avec le latin, pour disparaître progressivement des écrits locaux.

Pour réfléchir ensemble à ces questions, nous vous donnons rendez-vous le vendredi 19 décembre 2025 à 18h30, à l’auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes. Entrée et participation libre.

Dédicace de Segomaros ( inscription gallo-grecque), sur une plaque de pierre dédiée à la déesse Belisama, découverte à Vaison la Romaine en 1840.

Conférence : « Réjouissances monarchiques et joie publique à Paris au XVIIIe siècle ».

Conférence proposée par le GREH , animée par Pauline Vallade, professeure agrégée et docteure en histoire moderne, maîtresse de conférences et chercheuse associée au centre d’Etudes des Mondes modernes et contemporains de l’Université Bordeaux Montaigne ( EA 2958).

« L’histoire de la joie publique à Paris au XVIIIe siècle est avant tout une histoire de rencontres politiques. Entre le roi et son peuple puis, inversement, entre les sujets du roi et tout un appareil monarchique. Les festivités ne sont nullement limitées à un décor exceptionnel dans les rues vivantes de Paris , elles sont bel et bien une manifestation contrôlée et surveillée. La monarchie ne cessa d’encadrer et de rechercher les acclamations et toutes les manifestations de joie. C’était là, selon elle, autant de marques d’approbation de son bon gouvernement . Nul ne devait s’écarter des injonctions alors imposées. Se réjouir pour le roi était alors un devoir auquel chacun devait obéir selon son rang. Pour autant les Parisiens conservèrent une marge de manoeuvre , minuscule d’abord , pour transformer ces réjouissances en autant d’occasions de produire un discours ambigu, voire critique à l’égard des autorités. Acclamer n’était pas gratuit. Se rendre au feu d’artifice non plus. C’est en détournant les gestes de la joie publique qu’ils construisirent peu à peu un véritable droit à se réjouir. Par-delà les évolutions spatiales et temporelles , l’histoire de la joie publique apporte ainsi une certitude , celle de pouvoir penser simultanément l’adhésion et la critique, l’approbation et la contestation ou en d’autres termes, le devoir puis le droit de se réjouir, afin de pouvoir s’exprimer autrement dans la vie politique du XVIIIe siècle ».

Pauline Vallade

Image : tableau du  » Feu d’artifice tiré de l’hôtel de ville pour la naissance du Dauphin ( 1782) » attribué à Louis Nicolas van Blalenberghe – Musée Carnavalet, Paris.

Le samedi 8 novembre 2025 à 17h -salle Fragonard du couvent des récollets à Cognac.