« Broue: un site castral au milieu du marais charentais » par Eric Normand , archéologue , DRAC de Nouvelle Aquitaine.

Crédit photo : Alexandre Bouloumou

Le site castral de Broue est connu aujourd’hui par sa tour qui domine le marais de Brouage. Un véritable panorama qui permet de comprendre l’organisation primitive de cette vaste étendue d’anciens marais salants, à l’origine de la richesse de cette région littorale. C’est certainement cette raison qui a poussé le pouvoir comtal à installer, au milieu du XIe siècle, une forteresse qui avait pour vocation première de contrôler ce territoire en devenir au cours du Moyen-Âge.

Des fouilles archéologiques menées depuis 2015 ont permis de comprendre l’organisation de ce complexe castral. Tout d’abord des campagnes de sondages ont évalué le potentiel de cette extrémité de promontoire et de fixer une fourchette chronologique allant du XIe siècle au début du XVIe siècle. Ensuite, une grande fenêtre, ouverte en 2019, s’est intéressée à ce que l’on considère aujourd’hui comme la haute cour du site. Elle est constituée de bâtiments imposants comme un logis et une chapelle dont la fouille a permis de comprendre le quotidien du site castral dans un milieu très spécifique où se mêlent la terre et la mer, ce qui en fait un terrain d’étude original.

Mardi 5 mai 18h -Auditorium de la salle Saintonge – Saintes

Entrée libre.

Renseignements : Eric Normand- Archéologue- eric.normand@culture.gouv.fr

Jean-Louis Monget- Président de la SahCM- 06 01 22 63 35

« Les fidèles dans le sanctuaire gallo-romain des Bouchauds ( Saint-Cybardeaux, Charente) ».

 » Nouvelle esquisse de l’organisation spatiale à la lumière des dernières recherches » animée par LUCIE CARPENTIER, archéologue à ArkeMine.

La reprise des fouilles archéologiques au sommet de la colline des Bouchauds a permis depuis 2016 de renouveler en profondeur nos connaissances sur ce lieu de culte charentais installé à proximité de la voie d’Agrippa. Motivées par la question de la circulation des fidèles dans l’espace sacré, ces nouvelles recherches ont permis en effet de mettre en évidence plusieurs galeries périphériques inédites se succédant sur les pans des deux cours qui composent le sanctuaire . Il s’agira dans le cadre de cette conférence de proposer ainsi une relecture du plan et du phasage des vestiges mis au jour. Si la compréhension de l’espace sacré oriental est relativement claire, celle de la cour à l’ouest reste toutefois plus incertaine.

Dans ce contexte, le nouveau programme de recherches triennal mené sur l’emprise du bâtiment à cheval sur le mur d’enceinte nord apparaît très prometteur. Contrairement à ce qui a été observé entre 2016 et 2019, le pan septentrional de la cour ouest ne semble pas structuré par une galerie à destination des fidèles , mais il serait ponctué dans un second temps par un ensemble des pièces identifiées comme des annexes au lieu de culte, certaines pouvant être affectées aux préparations culinaires.

La conférence proposée par la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente- maritime aura lieu le :

Vendredi 21 avril à 18h

Auditorium de la salle Saintonge- rue Fernand Chapsal à Saintes .

Entrée libre

Au coeur de l’aqueduc romain de Saintes grâce à la 3D

plongée dans la partie souterraine de l’aqueduc avec élèves lycée Sillac à Angoulême / Société archéologie et d’histoire de Charente-Maritime – 2/03/2023

Vincent Miailhe , archéologue- topographe et membre de la Société d’archéologie et d’histoire de Charente-Maritime épaulé par trois élèves du lycée de Sillac à Angoulême ( Charente) : Martin Beineix, Aurélien Queffelec, et Enzo Martin a finalisé la dernière étape de la campagne photogrammétrique sur l’aqueduc romain de Saintes.

Les trois étudiants en deuxième année de BTS des métiers de géomètre- topographe de la modélisation numérique effectuaient leur stage de fin d’étude.

Vincent Miailhe vient de modéliser en 3D les 40 mètres du « tunnel du golf » à Fontcouverte situé 9 mètres sous terre .

Cette modélisation est consultable sur internet : https:skfb.ly/EXGq

« Les voies romaines de la Saintonge », SahCM, 2022, 25€

Ouvrage collectif réalisé sous la direction de l’historien Alain Michaud. Il est le résultat de 10 années de recherches sur le sujet, une véritable enquête policière fondée sur une connaissance approfondie des terroirs, des reliefs et des paysages. Cette étude s’est déroulée en longues explorations à travers les champs, les prés et les taillis des campagnes de la Saintonge et de l’Aunis. Il s’est révélé d’actualité par une recherche originale, par les moyens mis en œuvre, par la mobilisation et la compétence des auteurs, par les nouveautés qu’ils font découvrir. On trouvera ici la restitution la plus précise et la plus exhaustive possible des voies qui ont été créées, remaniées et utilisées dans la Saintonge romaine, avec leur réseau, leur tracé, leurs structures, leur origine et les monuments spécifiques qui les bordaient. Encore fallait-il dater ce réseau : en l’analysant, Jean-Louis Hillairet a souvent trouvé les arguments pertinents pour vaincre de façon positive l’écueil de la chronologie.

Il est composé d’auteurs qui viennent d’horizons divers, mais qui ont tous opéré en tant que membres de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime : Alain Michaud, Roland Carbonne, Louis Maurin, Jacques Dassié, Daniel Dinand, Gisèle Gillot, Vincent Miailhe, Jean-Louis Hillairet, José Gomez de Soto, Serge Drey, Joël Morin, Daniel Dionis, Jean-Louis Monget, Guy Puyastier

Format 24 x 30 cm

208 pages, 174 photos et cartes

Sommaire :

  • Généralités
  • Historiographie
  • Approche méthodique
  • Structure des voies
  • Les routes du Haut-Empire en Saintonge : les voies principales, secondaires, protohistoriques, maritimes et fluviales
  • Autour et le long des voies : l’arc romain de Saintes, gués et ponts, bornes routières, nécropoles antiques, piles romaines de Saintonge
  • Conclusion
  • Bibliographie

Prix public 25 €

Pour commander ouvrage, cliquez sur ce lien (règlement par CB)

Conférence SahCM : « Les Voies Romaines de la Saintonge, par J-L Hillairet archéologue et A Michaud historien.

 

 

La commune de la Vallée propose , en partenariat avec la SahCM , une conférence sur les Voies Romaines de la Saintonge, un événement qui fait écho à la sortie du livre publié par la Société d’archéologie et d’histoire de Charente-Maritime. 

( Voir le présentation en page d’accueil de notre site)…

L’archéologue , Jean-Louis Hillairet et l’historien , Alain Michaud présenteront le résultat de 10 années de recherches sur les réseaux de circulation dans l’antiquité en Saintonge et au-delà .

Entrée libre 

 

 

 

 

 

 

 

 

Topo aux aqueducs antiques de Saintes.

 

Le relevé photogrammétrique d’une portion de la galerie de l’aqueduc réalisé en 2021, se poursuit cette semaine avec trois étudiants en BTS topographie du lycée de Sillac à Angoulême.

L’encadrement est assuré par l’archéo-topographe Vincent Miailhe et l’archéologue Jean-Louis Hillairet pour sa connaissance de l’aqueduc.

L

Plusieurs enseignants et chercheurs seront également présents toute la semaine, ainsi que trois représentants de la société LEICA afin de  tester un nouveau laser pour scanner la galerie.

L’organisation logistique de ce programme de numérisation de l’aqueduc est assuré par la SahCM.

Les premiers résultats seront présentés par Vincent Miailhe lors de sa conférence :

                                               <Vendredi à 18h30 lors de la conférence de Vincent Miailhe

                                                Salle Saintonge à Saintes 

                                                Entrée libre.

 

 

 

 

 

 

 

Les « Voies romaines de la Saintonge », ouvrage publié par le SahCM a été présenté au public le 2 décembre 2022.

Les voies romaines de la Saintonge ont souvent dans le passé captivé l’intérêt des érudits locaux comme celui des spécialistes bardés de diplômes. Consacrer un ouvrage au sujet pouvait paraître superflu. Bien au contraire, il s’est révélé d’actualité par une recherche originale, par les moyens mis en oeuvre, par la mobilisation et la compétence des auteurs, par les nouveautés qu’ils font découvrir.

Cette étude s’est déroulé en longues explorations à travers les champs , les près et les taillis des campagnes de la Saintonge et de l’Aunis. Elle s’est apparentée à une véritable enquête policière fondée sur une connaissance approfondie des terroirs, des reliefs, des paysages.

On y trouvera la restitution la plus précise et la plus exhaustive possible des voies qui ont été créées, remaniées et utilisées dans la Saintonge romaine, avec leur réseau , leur tracé, leurs structures, leur origine et les monuments spécifiques qui les bordaient. Encore fallait-il dater ce réseau : en l’analysant, Jean-Louis Hillairet a souvent trouvé les arguments pertinents pour vaincre de façon positive l’écueil de la chronologie.

Ce livre est le dénouement d’un programme élaboré et suivi de bout en bout par un groupe réuni par Alain Michaud : il est composé d’auteurs venus d’horizons divers , mais qui ont tous opéré  en tant que membres de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente Maritime.

L’ouvrage est maintenant en vente dans les locaux de la SahCM, 8 rue Mauny , les mercredis et samedis après-midi et bientôt en librairie , pour un prix de 25€.

                                                                 Le groupe des auteurs
A l’occasion du travail de recherches sur le thème , une borne routière antique inédite a été trouvée à St Genis de Saintonge sur un chantier de construction. Elle a été authentifiée par les archéologues , J.-L Hillairet sur le photo.
Les photos sont de Romain Charrier.

« Les voies romaines de la Saintonge », les recherches se terminent

Les voies romaines de la Saintonge ont souvent dans le passé captivé l’intérêt des érudits locaux comme celui des spécialistes bardés de diplômes. Consacrer un ouvrage à ce sujet pouvait donc paraître superflu. Bien au contraire, il s’est révélé d’actualité par une recherche originale, par les moyens mis en œuvre, par la mobilisation et la compétence des auteurs, par les nouveautés qu’ils font découvrir.

Cette étude s’est déroulée en longues explorations à travers les champs, les prés et les taillis des campagnes de la Saintonge et de l’Aunis. Elle s’est apparentée à une véritable enquête policière fondée sur une connaissance approfondie des terroirs, des reliefs et des paysages.

On trouvera ici la restitution la plus précise et la plus exhaustive possible des voies qui ont été créées, remaniées et utilisées dans la Saintonge romaine, avec leur réseau, leur tracé, leurs structures, leur origine et les monuments spécifiques qui les bordaient. Encore fallait-il dater ce réseau : en l’analysant, Jean-Louis Hillairet a souvent trouvé les arguments pertinents pour vaincre de façon positive l’écueil de la chronologie.

Ce livre est le dénouement d’un programme élaboré et suivi de bout en bout par un groupe réuni par Alain Michaud ; il est composé d’auteurs qui viennent d’horizons divers, mais qui ont tous opéré en tant que membres de la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime.

La sortie de l’ouvrage est programmée pour le 2 décembre 2022. Une souscription va être lancée dans les semaines à venir.

 

Protohistoire : fouille préventive d’un habitat du premier Âge du Fer à Chaniers

Les membres de la SahCM ont pu découvrir le 19 mai 2022, le chantier archéologique d’une ferme du premier Âge du Fer, fouillée à Chaniers près de Saintes, par les archéologues d’Archéodunum. C’est Florent Ruzzu, spécialiste de la protohistoire, qui est responsable de ce chantier et qui nous a fait la visite commentée.

La ferme du premier Âge du Fer (800-500 avant notre ère) se compose d’une grande habitation circulaire de 140 m², environnée d’une douzaine de greniers carrés. Élément remarquable, ces bâtiments sont installés à l’intérieur d’un vaste enclos de plus de 4000 m², fermé par une palissade. Celle-ci est percée de plusieurs accès soigneusement aménagés.

A cette époque lointaine, l’architecture recourt essentiellement aux matériaux organiques : bois, terre, paille. Ce sont donc essentiellement les traces des fondations et des négatifs de poteaux qu’explorent les archéologues. A Chaniers, ces empreintes se détachent en couleur sombre sur le terrain calcaire.

Les traces d’un vignoble apparaissent également, sous la forme d’un semis régulier de fosses. Si les archéologues n’excluent pas une datation à l’époque romaine, une chronologie plus récente (XVe siècle ?) serait également possible selon eux. Cela renverrait au temps où les marchands hollandais appréciaient le vin charentais, qu’ils nommaient « brandwijn » (brandy), qui donnera plus tard le Cognac au XVIIe siècle après la découverte de la double distillation.

L’archéologue d’Archéodunum  au centre de l’habitat circulaire de 140m² constitué de 3 séries de trous de poteaux concentriques

Florent Ruzzu devant l’une des entrées de l’enceinte de 4000 m², avec la palissade matérialisée par les rubalises

Le mobilier archéologique découvert sur le site et les plans des vestiges

Texte et photos : Romain Charrier

Préhistoire : Découverte d’un site Azilien à Asnières-la-Giraud

Découvert il y a une quarantaine d’années, suite au curage ponctuel d’un petit ruisseau, le Loubat, c’est le fils des découvreurs, qui a repris le tamisage des déblais en 2020. Dans la terre remuée, il a pu récolter de nombreux vestiges lithiques et osseux. Il a contacté Jean-Michel Escloupier, administrateur de notre Société qui, devant l’importance de la découverte, a alerté deux spécialistes de l’époque pressentie, Jacques Blanchet, ancien archéologue départemental et Frédéric Surmely, conservateur à la DRAC Auvergne.

Après un premier examen rapide durant l’été 2020, tous deux ont confirmé une époque de transition : l’Azilien, vers -11000/- 10000 ans avant notre ère ! Au vu de l’intérêt du site, la DRAC a demandé une étude des séries en préalable de sondages. C’est cette étude que partagent aujourd’hui les scientifiques. Une demande de sondage a était faite auprès des services de l’Etat pour 2022.

Le rapport du sondage archéologique est consultable sur  ce lien