Conférence: « Le chantier de restauration des fortifications de Brouage 2023-2025 : nouvelles données archéologiques ».

Conférence proposée par la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime.

Les premiers remparts de Brouage ont été élevés au milieu du XVIe siècle par des ingénieurs italiens. Sur une période de 2000 ans, ils vont être constamment transformés, modifiés afin de mieux protéger la place forte. Ces remparts vont aussi faire l’objet de réparations, de reconstructions et de restaurations à la suite d’évènements guerriers ou climatiques ou d’épisodes de ruines. L’état de ces remparts résulte à la fois d’un abandon et d’un manque d’entretien.

Ce site patrimonial est aujourd’hui géré par le Syndicat Mixte de Mise en Valeur du site de Brouage qui est le maître d’ouvrage de l’ensemble des travaux de restauration et de valorisation. Le projet actuel de restauration et de valorisation des fortifications de la place-forte répond à la fois à un état sanitaire dégradé et à une volonté de continuer à recevoir le public. Il s’accompagne d’un volet archéologique qui est décliné sous forme de tranchées classiques de diagnostic, de fouilles sédimentaires et d’archéologie du bâti; l’abondante documentation relative à la ville de Brouage a été synthétisée tout en actualisant et complétant certaines données.

Les premières investigations ont été réalisées en 2023 au travers de tranchées de diagnostic à la pelle mécanique réparties à l’intérieur du corps de la place et sur le terre-plein du rempart. Ces travaux à l’intérieur du bastion d’Hiers ont permis de mettre au jour les niveaux correspondant à la période d’érection du bastion vers 1630 par Pierre d’Argencourt. En 2025, la courtine et le bastion de la mer ont fait l’objet ont fait l’objet de la seconde opération d’archéologie préventive, qui est toujours en cours actuellement. Les résultats des premiers sondages font état d’une antériorité du logis du Gouverneur de Brouage par rapport au rempart construit au XVIIe siècle. Les deux opérations archéologiques ont donc permis de mettre en évidence plusieurs phases de construction et de reconstruction; ces premiers résultats demanderont à être complétés par d’autres investigations sur les autres bastions et courtines de Brouage.

Rendez-vous vendredi 20 février 2026 à 18h30- Auditorium de la salle Saintonge, rue Chapsal à Saintes.

Entrée et participation libre.

Conférence : 170 ans de préhistoire Saintongeaise

La conférence est proposée par le PALEOSITE , à Saint-Césaire le 26 septembre à 19h.

Jean-François Tournepiche , conservateur honoraire du Patrimoine en sera le conférencier. Il consacre ses recherches et actions de valorisation du patrimoine préhistorique et paléontologique charentais depuis 50 ans .

Depuis 170 ans, les découvertes majeures réalisées en Charente et les travaux des préhistoriens ont profondément marqué la Préhistoire française et contribué à l’essor de cette discipline . Des origines aux années 2000, Jean-François Tournepiche retrace les grandes étapes de ces recherches dans le bassin charentais, les analyse et rappelle combien ce territoire peut s’enorgueillir d’avoir joué un rôle fondateur dans la naissance de la préhistoire en France.

La conférence est gratuite , l’inscription conseillée

Le repas après la conférence : 18€ par personne doit être obligatoirement réservé par mail -mediation@paleosite ou 05 46 97 90 90

La photo représente le Dr Henri Martin à Roc-de-sers

Roc-de-ders est un site archéologique situé sur la commune de Sers en Charente , au sud-est d’Angoulême , regroupant plusieurs grottes ornées et abris sous roche . Henri Martin y réalise les fouilles les plus importantes de 1909 à 1933.

Les Monuments disparus de Saintes

A l’initiative de l’Atelier du patrimoine de Saintonge, la Société d’archéologie et d’histoire de la Charente-Maritime a constitué groupe de travail sur les monuments disparus de la ville de Saintes. Le groupe constitué d’une dizaine de personnes a travaillé pendant dix ans sur l’histoire et l’architecture des monastères et couvents disparus de notre cité. Le résultat de ces recherches a été publié dans les bulletins annuels de notre association entre 2018 et 2024.

En 2025, le groupe oriente ses recherches sur un nouveau thème, celui des auberges et cabarets disparus de Saintes entre le XVe et le XIXe siècle.

Le groupe des monuments disparus aux Archives Départementales

La découverte d’un cimetière médiéval à Bourg-Charente.

Photo de l’emprise générale de la fouille ( INRAP)

En amont de la construction d’un lotissement par la mairie de Bourg-Charente, l’INRAP fouille une surface de 2700m² au lieu-dit Les Bernardières. Situé à proximité de l’église romane, cette opération révèle trois occupations du site, de l’âge de bronze ou du fer au moyen-âge. Pour cette époque, c’est toute une aire funéraire qui est mise à jour. Un cimetière médiéval oublié de plus de 455 sépultures dont la découverte mobilisent de nombreux anthropologues.

Une journée portes ouvertes du chantier de fouille est organisée le :

Samedi 7 décembre

de 9h30 à 13h30 et de 14h30 à 16h30 , rue des Bernardières à Bourg-Charente

Pour en savoir plus : https//www-inrap.fr

Des nouveautés sur les aqueducs de « Mediolanum ».

Cet été , les archéologues Vincent Miailhe et Ludovic Hericotte en photo ci-dessus, ont réalisé une étude du bâti sur plusieurs portions de la galerie de l’aqueduc antique de Saintes , sur la commune de Fontcouverte(17). L’objectif était de mieux comprendre le mode de construction et de phaser les aménagements successifs . Ce travail réalisé en deux étapes début juin et fin juillet, a été réalisé en partenariat avec la SahCM qui s’est chargée de la logistique. Les résultats permettront d’actualiser les connaissances sur les aqueducs et viendront compléter le discours de médiation de nos bénévoles lors des visites que nous proposons pendant les journées de l’archéologie et du patrimoine.

Jean-Louis Hillairet, Vincent Miailhe et Ludovic Hericotte au travail à Fontcouverte

Exposition: Les grands chantiers archéologiques saintais depuis 20 ans.

L’exposition présente les grands chantiers archéologiques menés ces ces 20 dernières années en deux volets. L’un est consacré aux fouilles préventives pilotées par l’INRAP, à la fois à l’occasion des 20 ans de l’INRAP et des JEP , elle se poursuivra jusqu’au 21 octobre 2023. Il s’agit d’une rétrospective des chantiers archéologiques menés à saintes sur la période , ces opérations ont permis de mieux appréhender l’histoire de Saintes . L’ autre présente les fouilles subaquatiques programmées menées dans la charente : « les épaves de Courbiac » coordonnées par Jonathan Letuppe le responsable des fouilles.

Exposition visible jusqu’au 21 octobre 2023Chapelle de l’hôpital St Louis

du mardi au samedi de 14h à 18 heures – Entrée libre.

Conférence: « L’Archéologie des conflits » par Théo Aubry.

La conférence « l’Archéologie des conflits » sera donnée par Théo Aubry , archéologue du service d’Archéologie départementale, spécialiste de l’étude des vestiges de la seconde guerre . Il présentera la fouille dont il a été responsable : la ligne de défense allemande à Royan/Médis.

Vendredi 15 septembre à 18h30 – Auditorium de la salle Saintonge -Saintes.

Chantier de fouilles sur le site Azilien du Pas-Loubat à Asnières-la-Giraud (17).

Après la découverte d’un important gisement d’outils lithiques de la fin du Paléolithique Supérieur, des sondages archéologiques ont été réalisés début juillet 2023 par Frédéric Surmely , agrégé d’histoire , docteur en préhistoire et géologie du quaternaire.

Le site Azilien d’Asnières la Giraud correspond à la fin de la période du Tardiglaciaire, dernière période glaciaire autour de 11000 à 10000 ans avant notre ère.

La SahCM participe à la fouille avec une dizaine de bénévoles sous la direction de Frédéric Surmely.

Les Aqueducs de Gaule Romaine …à Saintes (mediolanum)

Saintes , capitale de la Gaule aquitaine, disposait d’un aqueduc qui a connu trois états qui se sont succédés pendant toute la période romaine. Il était daté d’aménagements originaux , en particulier à la convergence de ses trois sources.

Auteur : Jean-Louis Hillairet , responsable de la fouille des aqueducs de Saintes .

Il est également auteur de l’ouvrage : Les Aqueducs , au fil de l’eau

en vente sur son site : http://aqueducs-antiques-de-saintes.fr

« Broue: un site castral au milieu du marais charentais » par Eric Normand , archéologue , DRAC de Nouvelle Aquitaine.

Crédit photo : Alexandre Bouloumou

Le site castral de Broue est connu aujourd’hui par sa tour qui domine le marais de Brouage. Un véritable panorama qui permet de comprendre l’organisation primitive de cette vaste étendue d’anciens marais salants, à l’origine de la richesse de cette région littorale. C’est certainement cette raison qui a poussé le pouvoir comtal à installer, au milieu du XIe siècle, une forteresse qui avait pour vocation première de contrôler ce territoire en devenir au cours du Moyen-Âge.

Des fouilles archéologiques menées depuis 2015 ont permis de comprendre l’organisation de ce complexe castral. Tout d’abord des campagnes de sondages ont évalué le potentiel de cette extrémité de promontoire et de fixer une fourchette chronologique allant du XIe siècle au début du XVIe siècle. Ensuite, une grande fenêtre, ouverte en 2019, s’est intéressée à ce que l’on considère aujourd’hui comme la haute cour du site. Elle est constituée de bâtiments imposants comme un logis et une chapelle dont la fouille a permis de comprendre le quotidien du site castral dans un milieu très spécifique où se mêlent la terre et la mer, ce qui en fait un terrain d’étude original.

Mardi 5 mai 18h -Auditorium de la salle Saintonge – Saintes

Entrée libre.

Renseignements : Eric Normand- Archéologue- eric.normand@culture.gouv.fr

Jean-Louis Monget- Président de la SahCM- 06 01 22 63 35